Messagepar RBD » 17 mai 2026, 22:59
Frozen Soul : No Place of Warmth. Les Texans évoluent vers un Death Metal Hardcore qui n’est pas du Deathcore. Sans parler des invités prestigieux, ils s’inspirent d’un côté de Bolt Thrower, Obituary, Cannibal Corpse, et de l’autre du HC Beatdown. Ils se rapprochent ainsi de Celestial Sanctuary, Outer Heaven… Perso’ j’aurais préféré qu’ils concurrencent plus franchement Dying Fetus, mais ça peut plaire à d’autres.
Arkaea : Years in the Darkness. Christian Olde Wolbers et Raymond Herrera avaient une moitié d’album écrite quand Burton annonça qu’il quittait Fear Factory. Plutôt que de continuer le groupe sans lui, ils ont préféré utiliser ce matériel avec le chanteur et le bassiste du moment de Threat Signal. Quand on le sait, il est clair que les riffs et les mélodies ressemblent lourdement à l’original. Mais le chant de Jon Howard est tellement différent, la production très sèche et le mixage limite indignes de Ted Jensen et Terry Date, qu’on ne se rendrait pas immédiatement compte. Cela donne un Post-Thrash très Metalcore, où l’on retient que Raymond était capable de jouer plus naturellement. L’album ne décolle jamais vraiment, sans couler non plus ce qui est déjà pas mal sur plus d’une heure. Comme on sait, FF se reformait déjà sans eux au jour de sa sortie, Christian pige depuis chez Cypress Hill, Vio-lence ou Overkill et annonce des projets qui ne sortent jamais, quant à Raymond il a quitté la musique après ce.
L’intégrale de Type-o-Negative étape par étape les dernières semaines. C’est l’une de mes histoires musicales les plus bizarres. Le groupe faisait partie des dix ou vingt premiers que j’ai écouté dans le Metal dès les premiers mois, période “October Rust”. Puis j’ai eu une bonne période où je me suis partagé plutôt entre un Metal plus déjanté et à la mode (...) et un autre plus lourd et sombre (...) pour rigoler, la mélancolie ne m’intéressait plus et j’ai abandonné Peter Steele assez naturellement. Même huit ans après, quand je suis revenu vers le Gothique, l’Indus et l’Electro, je recherchais dans ces territoires des émotions qui fussent étrangères au Metal : des guitares Rock d’accord, mais jamais complètement saturées. Ce mur s’est lentement fissuré, à l’usure, par les Krupps, les Young Gods (tiens, eux on va en parler aussi bientôt) et Killing Joke… jusqu’à faciliter une pleine réconciliation avec Type-o un quart de siècle après, tombée comme une évidence alors que était décédé depuis longtemps déjà. Ce retour d’outre-tombe remonte à trois ans mais j’en suis encore au stade où ça remue tout mon parcours musical à chaque fois, bien au-delà du simple plaisir de l’écoute.
Die Form : Some Experiences Will Shock ; Confessions ; Ad Infinitum. L'œuvre de Philippe Fichot reste essentielle pour toute la première vague des Gothiques, et avait placé avantageusement la France sur la carte dès le départ. Depuis presque cinquante ans, il expérimente avec Éliane une Electro Industrielle froide, sombre, changeante, assez intello, oscillant de l’érotique au morbide avec une complaisance assumée dans la provocation esthétisée. Ce dernier point est sans doute ce qui le distancie le plus de la jeune génération qui n’a pas la même mentalité. Reste pourtant une discographie pléthorique, consistante et variée d’un volume à l’autre.