Messagepar RBD » 15 sept. 2026, 23:56
Martyr : Feeding the Abscess. Venu cinq ou six ans après le précédent, il revenait vers un Death technique plus classique mais sérieusement travaillé. Les riffs parfois thrashy et les breaks de basse s’enchaînent au long de compositions chiadées, un peu progressives au détriment de la saveur mélancolique caractéristique de leurs anciens morceaux, qui s’estompe. La production est légèrement en-dedans malgré Pierre Rémillard et Alan Douches. Cela se résumerait comme un métissage entre Death-Cynic-Atheist et Watchtower, Theory in Practice, Sadist, Voïvod, et j’aime plutôt bien cette fin car c’est un album solide au-delà des petits défauts.
Modern Apartments : Light on Water. Un volume de plus à ce petit rayon Ambient qui est apparu dans ma discothèque par pure casualité, uniquement à cause des expérimentations tentées par des artistes que je suivais déjà. Comme annoncé, ce changement de nom se justifie assez pour une Ambient plus du tout Dark, mais aussi sensiblement plus Electro et mieux rythmée que ce qu’on a l’habitude de voir. Si bien que ces huit titres ressemblent beaucoup à un Kraftwerk instrumental. Et pour les fans, la structure des compositions rappelle régulièrement une version muette et assourdie de Linea Aspera.
Godzilla : Possessed ; Empalot : Tous aux cèpes ; Gojira : Terra Incognita, The Link, The Link Alive. J’ai une grande nostalgie de cette époque où le groupe montait, qu’on voyait tous qu’il y avait un machin énorme qui s’installait et qu’on en profitait une sortie après l’autre, étape après étape, alors qu’ils labouraient la France jusqu’aux sous-préfectures et que l’étranger apparaissait comme le grand objectif à ne pas rater. Je regrette donc que cette époque fondatrice mythique soit désormais absente des setlists, même si la continuité est incontestable.
Die Weisse Rose : A Martyrium of White Roses ; White Roses in Bloom in Kyiv. Thomas Bødjen n’est pas exactement un pionnier de la Néofolk Indus, mais c’est un classique qui s’apprête à revenir. Respectueux des fondamentaux du style, le Danois se distingue par une subtile orientation Indus, Ambient et Néoclassique parfaitement compatible mais marquée, au détriment du chant. Assez nostalgique, forcément mélancolique et assez répétitif, son propos de fond se distingue par un alignement politique plus raffiné que ses congénères qui me crée un petit faible.