Devildriver : Trust No One. Je conserve un excellent souvenir de notre unique rencontre bien avant cet album-ci. Du Néo au Metalcore, ça se posait bien entre Machine Head, Lamb of God, Soulfly, un peu Chimaira. Sauf que ce volume 2016 n’est pas spécialement inspiré. Il envoie, mais ça n’imprime pas beaucoup.
Black Sabbath : The Ultimate Collection. Encore une de ces compilations qu’on retrouve dans les bacs de promotion saisonnière des gros disquaires. J’ai plus apprécié le groupe pour l’influence déterminante qu’il a eu sur mes styles favoris que pour lui-même, d’abord les mille et une reprises entendues avant les originaux. À l’arrivée tout va bien : c’est clairement l’un des deux groupes du début des années 70 que j’écoute le plus agréablement, avec Led Zeppelin. Cela sonne même moins daté à mes oreilles.
David Eugene Edwards : Mercurial Silence. Je ne m’étais jamais pensé sur la discographie solo de la tête pensante de 16 Horsepower et Wovenhand. C’est différent, carrément Gothique tout en conservant une base Folk Americana qui transpire le Far West, la frontière et la spiritualité indienne. Cela ne plaît pas forcément aux fans de ses principaux projets, sans être du tout un antidote pourtant. Par contre ceux qui aiment ce côté corbeau assumé à la Chelsea Wolfe et compagnie peuvent regarder.
Haujobb : Freeze Frame Reality. Le premier album du projet de Daniel Myer (alors encore en duo) avait instantanément marqué avec son mélange d’EBM et d’IDM-Ambient faisant pièce à celui de Lassigue Bendthaus en tirant vers l’Electro-Indus à paroles à la Canadienne (...) au lieu du minimal. Il a été sollicité pour nombre de remixes en plus de ses multiples autres projets (je l’avais vu sous l’étiquette d’Architect à Barcelone à l’époque). Il les maintient tout en étant membre de Covenant. Même si son œuvre est assez cérébrale, elle lui vaut une large reconnaissance de la scène, tant des connaisseurs que des musiciens.